Font Size

SCREEN

Cpanel

LES CYCLES de L'IDENTITE

LES CYCLES DE L’IDENTITE ou « comment se développent nos compétences tout au long de notre vie »

 

Principe universel : tout évolue par cycles dans la nature, ainsi en est-il de l’être humain. La nature pourvoit au mieux de nos intérêts.

Notre besoin de développement est vital et naturel. Il se manifeste en 7 étapes, formant un cycle qui se représente tout au long de la vie à différents âges ou situations de vie :

-pouvoir d’exister de 0 à 6 mois – j’existe avec mes besoins d’être nourri, touché, protégé, materné

- pouvoir de faire de 6 à 18 mois- je peux explorer le monde avec mes sens et j’ai du plaisir

- pouvoir de penser de 18 mois à 3 ans- je peux penser par moi-même et dire « non ! »

- pouvoir de s’identifier de 3 à 6 ans – je peux m’affirmer parmi les autres, poser des questions

- pouvoir de réussir de 6 à 12 ans – je peux développer mes compétences

-pouvoir de se régénérer de 13 à 18 ans- je peux développer ma personnalité et une vie sexuelle adulte

- pouvoir de transmuter à partir de 19 ans- je peux retrouver le pouvoir de m’accomplir (cycle qui recommence)

Chaque étape est caractérisée par le développement d’un pouvoir, nécessitant un certain nombre de tâches à accomplir et cela va se manifester par des symptômes normaux physiques ou comportementaux, sauf si les circonstances de vie ne nous permettent pas de le faire harmonieusement.

Au départ, 2 scénarios peuvent saboter nos étapes de développement et faire que nos besoins ne sont pas suffisamment satisfaits. Ce sont les scénarios « dépêche-toi  de grandir «  ou bien « reste petit », qui se caractérisent par des décisions prises, enfant et des jeux de sabotage correspondants. Une étape « ratée » va compromettre la bonne réalisation de l’étape suivante. Les limitations que nous rencontrons ou que nous nous imposons nuisent à notre santé. Il y a aussi l’influence transmise par nos parents et notre société du rôle lié à notre sexe, qui peut nous conditionner plus ou moins favorablement. Les attentes sur nous peuvent nous faire passer à côté de nos besoins et de nos ressentis.

Néanmoins, une étape ratée pourra toujours être rattrapée plus tard (apprentissage par l’expérience), puisque nous évoluons par cycles, et il nous faudra alors assumer aujourd’hui des besoins antérieurs carencés, achever nos tâches de développement inaccomplies, sortir de nos jeux saboteurs. On a le choix de répéter le scénario, ce qui revient à rester dans le passé, ou bien de réparer, réécrire le scénario pour continuer à se développer.

Pour ce faire, on a besoin de se retrouver de « bons parents », qui nous aident (un thérapeute par ex)

Concevoir une vision de notre futur, rêver, désirer est nécessaire à notre développement, question de vie ou de mort. Savoir ce que l’on veut.

Scénario « dépêche –toi de grandir » = ne sois pas dépendant ; dû à des besoins de BB non satisfaits et à un manque de protection ; on joue à l’adulte compétent ; on ne fait pas confiance ; on devient froid, dur et rigide, exigeant vis-à-vis des autres ; on est dans la colère, qui masque notre peur ; on ne demande rien, on contrôle.

On surestime ses capacités.

Scénario «  reste petit » = reste dépendant pour ne pas perdre l’autre ; on a été peu encouragé voire contrecarré dans nos initiatives pour être autonome ; on n’a pas eu de cadre structurant et rassurant pour grandir ; je me sens incapable de penser, de décider et d’agir par moi-même ; je crois que ma survie dépend de l’autre ; je suis maladroit et je me cramponne à l’autre ; je manifeste de la peur plutôt que de la colère. Je minimise mes capacités.

Les outils proposés pour nous aider à y voir clair et nous réaliser :

-        Concevoir une vision du futur : rêver comme si tout était possible pour moi demain

-        Un questionnaire sur notre scénario de développement

-        Un décodage corporel pour savoir dans quel cycle nous nous trouvons actuellement

-        Des affirmations de puissance exprimées en positif pour nous donner de la force et contrer nos pensées négatives (je suis OK, capable, responsable, autonome …), sorte de substances nourricières, message qui favorise notre croissance. En structurant notre pensée, nous pouvons créer nos propres affirmations.

-        Du re-parentage avec un thérapeute ou du soutien avec un ami.

-        Des exercices ou tâches de développement que l’on peut retraverser soit en thérapie (jeux de régression dans des groupes qui s’occupent des problèmes de croissance), soit dans la vie actuelle.

Faire un inventaire des tâches de l’étape, recevoir des affirmations et du soutien ; donner des affirmations et du soutien, ce qui nous fait progresser en même temps.

Si, après avoir eu recours aux affirmations et satisfait nos besoins en réalisant les tâches de développement associée à une étape donnée, nous avons encore des problèmes, c’est qu’il faut travailler sur une autre étape ou revenir à un âge plus précoce.

Se rappeler que je sais ce dont j’ai besoin, que j’aurai à passer à l’action, que je peux me tromper et recommencer ,que je suis responsable de mon problème, que plus j’approche de mon problème plus mes résistances peuvent augmenter..

ETAPE 1 : LE POUVOIR D’EXISTER

Etape qui se présente de 0 à 6 mois, ou quand je suis fatigué, malade, blessé, choqué, ou au cours d’une phase de changement rapide, ou à l’occasion d’une perte personnelle, ou quand je m’occupe d’un BB, ou pendant une grossesse, ou à 13 ans et aux âges multiples de 13 ou à 19 ans et aux âges multiples de 19.

Affirmations positives :

C’est Ok pour toi d’exister, d’être là, d’être touché, nourri, que tu sois une fille/garçon, que tu aies des besoins, que quelqu’un s’occupe de toi, te prenne dans ses bras, que tu puisses ne pas te dépêcher, prendre tout ton temps. J’aime te tenir dans mes bras, être près de toi, te toucher.

Symptômes normaux :

Vouloir manger souvent, grignoter, sucer, mâchouiller, sucreries, avoir du mal à se concentrer, à réfléchir, bouche sensible, faire des petits sommes très souvent, avoir envie de tendresse, qu’on s’occupe de nous.

Rêves plein d’images floues, de formes vagues, d’ombre et de lumière.

Déviations :

-        Soit on est dans « dépêche-toi de grandir » , alors on se sent apeuré, démuni, faible, affamé mais on joue au grand et on est en colère pour se protéger et combler le vide affectif ,on devient dur, froid, persécuteur, fort, mûr, on masque ou on évite de sentir sa peur et de montrer aux autres ses besoins et ses sentiments, on tient l’autre à distance par des sentiments négatifs ou par de la dépression ou par le travail, l’activité cérébrale (fuite du monde des sensations pour le monde de la pensée).Faux self de couverture. Apprendre à faire face à ses peurs et à reconnaitre ses besoins.

  1.  

-        Soit on est dans » reste petit «, alors on attend passivement que l’autre devine nos besoins et nous prenne en charge ; on a pu être sur-nourri, donc pas entendu dans nos besoins d’où la colère ; on est furieux mais on exprime de la peur au lieu de demander, de façon à protéger le moi enfantin en colère, et on joue les incapables pour garder l’autre près de soi.

Développer son pouvoir d’exister en reconnaissant son existence et celle des autres , en apprenant à être au-delà du faire et du penser, en apprenant à demander , à faire confiance, à recevoir des affirmations positives et du soutien, en laissant l’autre s’occuper de nous sans croire qu’il y a quelque chose de particulier à faire, en se laissant aller dans les bras de l’autre sans confondre proximité physique , tendresse et sexualité, en acceptant d’être nourri (avec un biberon par exemple),dorloté, complimenté, massé, en se cocoonant, en se détendant , en redevenant petit enfant auprès d’une personne nourricière qui puisse nous donner un accueil inconditionnel, en étant sensuel, tactile, oral, en créant des liens affectifs avec l’autre, en satisfaisant ses besoins fondamentaux en lien avec la nourriture, l’amour, l’argent et le sexe, et de même, en donnant des affirmations positives et du soutien à quelqu’un d’autre (encourager, prendre l’autre dans ses bras sans avoir peur de ses sensations sexuelles génitales ou autre sentiment). Tout ceci contribue à nous fortifier de l’intérieur et à nous sentir vivant.

Les jeux de sabotage de l’étape 1

Jouer la comédie, se plaindre, justifier ses problèmes, invoquer le manque de temps, d’argent, d’amour…, essayer d’être parfait, meilleur que les autres ;

jouer à l’ indispensable pour se faire reconnaitre, accepter que l’autre dépende de nous mais pas l’inverse, refuser de reconnaitre nos propres besoins, jouer à se mettre en danger pour extorquer l’aide d’autrui (comme quand BB , j’ai cru que j’allais mourir), jouer à se gaver ou s’affamer (réaction de colère), jouer à se faire du mal ou avoir mal pour obtenir de l’attention, jouer à fumer de façon invétérée par peur de manquer, jouer les démunis pour ne pas perdre le contact de l’autre.

Le langage corporel de l’étape 1  et les symptômes comportementaux

Des tensions dans tout le corps +++, problèmes de peau qui montre un besoin de contact, démangeaisons, déséquilibre alimentaire (manger pour combler le vide au lieu d’être touché/ ne plus manger/ fumer), pathologies de nos systèmes physiologiques (asthme, toux, diarrhée, nausée, ulcère d’estomac, constipation, infections,…), symptômes concernant les seins, cuirasse au niveau de la poitrine, mal au ventre, au dos, problèmes sexuels, hypersomnie, état dépressif.

Besoins qui se manifestent : attirance pour le plaisir des sens, besoin d’être reconnu pour soi-même, d’être rassuré, valorisé, blotti dans les bras de l’autre, envie de se sentir aimé, aimable, besoin de massage, caresses.

Echecs amoureux, problèmes d’argent, problème de confiance en l’autre, ne pas montrer ses faiblesses, se replier sur soi-même, juger, se dénigrer.

Les mots de l’étape 1

Jamais assez, à quoi bon, j’ai peur de ne pas être à la hauteur ou bien voix intérieure qui répète « n’existe pas «, « ne ressens pas «, n’aie pas de besoin », « fais comme si « 

Questionnaire de l’étape 1

-        Je viens de naitre : quel contexte et quelles sont les personnes intéressées par ma naissance ?

-        J’ai 4 mois, je pleure, que se passe-t-il ? qui est là ?

-        Evènements marquants de 0 à 6 mois

-        Mes idées sur qui je suis, ce qu’est la vie

En Apsyse  : bon parent, LpF, Ciel, BO, NC, P, FOP, Lallation, TC, NC+P dans les bras, avec succion tétine/biberon, massage, polarisation, PCV

 

ETAPE 2 : LE POUVOIR DE FAIRE

Etape qui se présente de 6 mois à 18 mois, ou après avoir été dorloté pendant un certain temps, ou quand on se retrouve dans une nouvelle situation, au cours d’un processus créatif, ou quand on acquiert une nouvelle aptitude sensorielle (musique, langage,..) , ou quand on s’occupe d’un petit enfant, ou au début de la puberté et aux âges multiples de 7, à 19-20 ans puis tous les 7 ans.

La tâche de développement est d’explorer le monde avec tous ses sens, d’agir , de prendre des initiatives. Ce qui est nouveau, c’est que nous posons les pieds sur le sol d’une nouvelle façon, notre motricité devient volontaire, on peut ramper, s’assoir, se mettre debout, marcher puis parler. On est curieux, motivé, impulsif, on a de l’intuition, une capacité d’attention réduite, de la créativité, on est en mouvement, dans le concret. On peut vivre un conflit entre passivité et prise d’initiative, selon que nous avons été encouragés, sécurisés, ou trop poussés ou inhibés dans notre phase d’exploration .Selon les circonstances, on a pu décider très vite que :

-        Je peux explorer sans perdre ma sécurité

-        Je renonce à ce qu’on s’occupe de moi si je veux explorer

-        Je dois me dépêcher d’apprendre à réfléchir car c’est dangereux d’explorer

-        Je dois rester petit car on ne me protège pas si j’explore

-        Je dois faire des choses qui ne correspondent pas forcément à mes besoins si je ne veux pas perdre le soutien de l’autre.

Si je suis une fille, on a pu me faire croire qu’une fille doit se faire aider et qu’il faut éviter de me frustrer.

Si je suis un garçon, on a pu me faire croire qu’un garçon doit se débrouiller tout seul et renoncer à demander de l’aide.

J’ai pu aussi recevoir l’influence de la projection d’un de mes parents sur moi, lui-même inhibé par le scénario lié à son sexe. Ex : réussir dans la vie pour faire plaisir à maman qui n’a pu développer son côté masculin, pour un garçon, ou bien, pour une fille, renoncer à toute ambition sociale pour faire plaisir à papa, qui n’a pu développer son côté féminin.

Tout ceci peut laisser une empreinte dans nos sens et notre locomotion.

Affirmations

C’est OK pou toi de circuler partout, d’explorer, de rassasier tes sens et de vouloir qu’on continue à s’occuper de toi.

-        C’est OK de faire des expériences et de prendre des initiatives

-        C’est OK d’agir et d’avoir un soutien en même temps

-        OK d’être curieux et intuitif

-        Tu peux agir à ta guise et recevoir l’attention et l’approbation que tu souhaites

Symptômes normaux

Aimer les stimulations différentes, besoin de s’enraciner, de trouver une nouvelle démarche, maux de dents, innover, goût du plaisir, du mal à fixer son attention, problème de motivation, envie d’explorer le monde et d’élargir les frontières, tout en recherchant de la sécurité.

Rêves plein de mouvements, de visions, de sons et d’actions.

Déviations

Quand faire quelque chose a abouti à se sentir abandonné, à être puni, ou à perdre le soutien de l’autre

-        Dans «  dépêche toi de grandir » , on agit dans la hâte, en recherchant l’objectif plutôt que le plaisir et/ou la sécurité dont nous avons besoin, on agit sans rien attendre des autres , on est en colère ou fixé sur l’objectif pour mettre l’autre à distance, on veut être autonome pour ne pas revivre le risque d’être abandonné.

-        Dans « reste petit », on est dans la peur (en croyant que faire quelque chose aboutit au risque d’ être abandonné) et on joue les incompétents pour garder l’autre près de soi, on n’ose pas , on s’adapte aux autres, on ne prend pas d’initiative, on étouffe son désir d’agir de façon autonome, on fait des choses qui ne correspondent pas à nos besoins pour attirer l’attention des autres.

Développer son pouvoir de faire en explorant le monde sans se poser de questions, sans se fixer d’objectif, en développant nos sens et en faisant de nouvelles expériences ( activité, lieu, personnes), en sentant la terre, notre façon de marcher, en cherchant des stimulations variées, en se sentant libre de circuler, en prenant des initiatives ,en suivant nos impulsions plutôt que les convenances des autres, en recevant des autorisations , des encouragements pour agir. Trouver une personne soutenante (étape 1). Importance du contact physique. Encourager les autres à explorer, à oser en veillant à leur sécurité. Attention à ne pas s’emballer !

Les jeux de sabotage de l’étape 2

-        Fais quelque chose pour moi sans demander directement et quand l’aide vient, la rejeter

-        S’affoler par peur de ne pas être remarqué

-        Exagérer ses ressentis pour attirer l’aide des autres

-        Etre facilement dans le « moi aussi », c.à.d. dans l’attente que l’autre dise ou fasse pour moi

-        Admirer l’autre (= projection de ses propres capacités sur l’autre)

-        Plaire au lieu de satisfaire ses besoins, servir les autres

Les symptômes corporels et comportementaux

Stress (en lien avec se battre, fuir ou se figer) avec augmentation de la sécrétion d’adrénaline, du rythme cardiaque, respiratoire, de l’activité pancréatique, problème par rapport aux sens, à la vue, à la parole, allergies, eczéma.

Inhibition du comportement exploratoire.

Projeter que c’est l’autre qui a un problème (dans le couple par ex) comme ça, on n’a pas à agir.

La compétition dans l’action en lien avec le besoin de reconnaissance de l’étape 1, comme s’il n’y avait qu’une seule place.

Problème en lien avec la nourriture, l’argent, le sexe comme dans l’étape 1, car explorer nécessite du soutien.

Se sentir fatigué au moment d’agir, ou pas l’envie de faire, ou on fait puis on renonce par peur sous-jacente de perdre le soutien de l’autre.

Les mots de l’étape 2

« Ne te fais pas de soucis », «  ne prends pas d’initiative », « n’agis pas «, ne sois pas curieux, intuitif », « je n’ai aucune raison d’agir », « il faut que je fasse », « agir est dangereux ».

Questionnaire de l’étape 2

-        Comment a pu réagir ta mère quand, petit, tu as commencé à explorer le monde, à bouger dans tous les sens ? et ton père ?

-        Evènements marquants entre 6 et 18 mois ?

-        Que représente pour toi le fait d’agir ?

 

En Apsyse, FOP, lallation, grimacer, tirer la langue, et dans chaque sistim , trouver de nouvelles façons de faire ou d’être, sentir et découvrir par son ressenti qui l’on est, ce que l’on aime.

 

ETAPE 3 : LE POUVOIR DE PENSER

Etape qui se présente de 18 mois à 3 ans, ou quand nous nous occupons d’un enfant de 2 ans, ou quand nous mettons fin à une relation de dépendance, ou quand nous développons de nouvelles capacités intellectuelles ou acquérons de nouvelles informations, ou quand nous adoptons une nouvelle attitude- position/autrui, ou quand nous modifions nos accords pris avec autrui, et à 14 ans puis tous les 7 ans à partir de là.

La tâche de développement est d’apprendre à penser par soi-même, à s’affirmer en se confrontant aux autres, à se différencier. Faire de la place pour penser. Penser est une activité solitaire et nécessite de prendre ses distances vis-à-vis d’autrui. Première étape vers l’indépendance. Nous nous demandons « qu’est-ce que je contrôle ou pas ? Puis-je me débarrasser de qqn ou qqch en faisant comme s’il n’existait pas ? Puis-je encore obtenir ce dont j’ai besoin si je pense par moi-même ? » .Est-ce que penser par moi- même va constituer ou non une menace pour continuer à être aimé ou bien une victoire vers mon autonomie et ma capacité à veiller sur moi ?

Nous cherchons les limites du comportement acceptable socialement et sans danger, à contrôler les situations, à distinguer ce qui est à nous et à l’autre. Nous avons besoin, bébé, qu’on nous fixe des limites pour nous structurer.

Résistance, soumission, révolte, esprit de contradiction et autorité sont les thèmes de cette étape.

Etape de colère de séparation, qui est différente de la colère de frustration (désirs insatisfaits) ou de la colère paranoïde (due à la peur).

Besoin de maitrise, qui se manifeste par de la constipation ou de la diarrhée.

Si je suis une fille, je serai encouragée à faire confiance à mon instinct, intuition, plutôt qu’à ma logique, à rester dépendante, fragile, ordonnée, à utiliser mes capacités intellectuelles pour m’occuper des autres. Si je suis un garçon, je serai encouragé à avoir de la logique, et non de l’instinct, à me bagarrer et utiliser ma force, à devenir indépendant, on acceptera que je sois désordonné, à utiliser mes capacités intellectuelles pour me mesurer au monde extérieur.

  1. Affirmations :

C’est OK pour toi de provoquer, de découvrir des limites, de dire « non », et de te séparer de moi

-        Je suis heureux que tu grandisses

-        Tu peux montrer aux gens que tu es en colère

-        Tu peux réfléchir à ce que tu ressens et ressentir ce que tu penses

-        Tu peux penser par toi-même et tu n’es pas tenu de veiller et penser à la place de l’autre

-        Tu peux être sûr de ce dont tu as besoin

Symptômes normaux

Dire « non ! », « je ne veux pas «, vouloir être différent des autres surtout s’ils étaient une source de maternage, colères, révoltes, obéissance, être temporairement négligent ou gourmand, se sentir fâché sans savoir pourquoi, pousser les autres, adopter une position à part, acquérir de nouvelles façons de penser.

On rêve qu’on est pris dans la boue ou des sables mouvants, panique, effort pour se libérer.

Déviations

         -Dans « dépêche- toi de grandir », nous essayons d’éviter la peur en contrôlant les évènements, nous sommes obstinés, catégoriques, nous évitons les sentiments, nous refusons de penser quand nous avons peur, nous restons à l’écart pour éviter d’être dépendant, nous nous montrons énergiques et exigeants au lieu de tenir compte de nos besoins et sentiments. Nous sacrifions nos besoins au profit de la pensée.

         -Dans « reste petit », nous nous montrons conciliant au lieu de résister aux autres, nous refusons de penser quand nous sommes en colère et nous ne nous maitrisons plus, nous acceptons d’être dépendant plutôt que de nous séparer, nous préférons séduire plutôt que réfléchir, nous sommes contrôlé par les évènements plutôt que l’inverse. Nous sacrifions le pouvoir de penser au profit de nos besoins et sentiments, de notre pouvoir d’exister.

Le blocage de cette étape nous rend obstiné ou confus, avec une difficulté de raisonner, à décider, à dire « non »

Développer son pouvoir de penser

Utiliser les affirmations de puissance

Apprendre à structurer sa pensée :

-en répondant à 4 questions : qu’est-ce que je ressens ? Quels sont les faits ? Qu’est-ce que j’en pense ? Quelle est mon opinion ?)

- en développant le langage précis des sentiments

- en réalisant des séparations (liste épisodes de colère/cadeau en lien avec une personne).Dépasser une relation de dépendance.

-en découvrant son importance et sa distinction (se comparer à certaines personnes que l’on aime et voir quand on a pu se sentir plus, moins ou aussi important qu’elle

Apprendre à fixer des limites : se soumettre ou non, être gentil ou non, changer de relation de soutien, satisfaire ses besoins pour ne pas se dégonfler, ne pas faire une affaire personnelle d’un comportement d’un autre vis-à-vis de soi, faire confiance à ses sensations pour savoir qu’elles sont ses limites, régler rapidement toute infraction en apprenant à s’amuser, aimer tout en fixant des limites, sortir du conformisme pour respecter les besoins. Etablir des limites sert à devenir indépendant en sachant clairement qui est responsable de quoi. Savoir demander clairement ce que l’on veut.

Exprimer le négatif et l’ambivalence, en nous heurtant aux autres, en exprimant ses opinions

Mettre à l’épreuve la réalité et faire des liens entre les expériences sensorielles.

S’informer. L’information donne le pouvoir de penser et de sortir de la dépendance.

Donner du soutien à un autre qui traverse cette étape : valoriser sa différence, son besoin de vie personnelle, son droit à ne pas être d’accord, ne pas faire de reproches, aider l’autre à demander clairement ce qu’il veut, à établir des limites en le confrontant avec bienveillance par rapport à ses sentiments, choix, opinions.

Jouer à l’enfant de deux ans à tout âge : esprit contrariant, amusement, se salir pour le plaisir en jouant dans la boue, la pâte à modeler, la terre, peindre avec les doigts

Les jeux de sabotage de l’étape 3

-regarde ce que tu m’as fait faire : individu qui ne s’est pas séparé de l’autre, donc pas de frontière propre, donc c’est la faute de l’autre

- rester englué dans son désir de provocation, créant le désordre puis s’excusant, passant au dessus des règles sociales en pensant que personne ne peut y contraindre

- être tiré à 4 épingles, très ordonné, propre, pour démontrer qu’on est quelqu’un de très bien, contraire de la situation précédente

-manipuler les autres en jouant les stupides, ignorants, incapables, pour ne pas avoir à réfléchir et prendre du pouvoir puis s’enliser dans ce rôle

- Dire la vie est belle pour masquer sa peine d’avoir perdu l’affection de quelqu’un pour avoir voulu s’en séparer

-« dis le moi «, quand on n’a pas été encouragé à penser par soi-même et quand on attend de l’autre qu’il pense à ma place, par peur de ne pas être reconnu

- vouloir toujours avoir raison, « je vais leur montrer », quand on est resté figé dans la rébellion

Les symptômes corporels et comportementaux

Respiration courte qui empêche l’oxygénation du cerveau et la faculté de penser, contraction sous-occipitales, cervicales, problèmes d’assimilation et/ou d’élimination de la nourriture, diarrhée/constipation, crise d’asthme (=étouffer d’être incapable de se séparer)

T roubles de la pensée : sur-détail, généralisation abusive, obsession, inachèvement de la pensée. Ces symptômes sont des mécanismes de contrôle, de défense pour combattre un sentiment de danger que nous avons connu quand nous avons voulu affirmer notre indépendance.

Oubli, procrastination, obstination ou avidité accompagnent notre besoin de ne plus dépendre de l’autre.

Refus systématique de répondre à une question qui nous est posée, qui signe le refus de se soumettre à l’autre

Colères subites de séparation, crises de rage, cris, casser la vaisselle, mettre tout en désordre. Suicide pour se séparer.

Problème de séparation, de responsabilité, de réflexion.

Les mots de l’étape 3

« Ne pense pas, ne te sépare pas de moi, ne te met pas en colère » ou bien, » je ne veux pas, tu ne peux pas me forcer, je te fais front, je résiste, je ne suis pas sûr »

Le questionnaire

Imaginez que vous avez deux ans et que vous avez besoin de tester les limites, de dire « non » et de penser par vous-même. Réaction du père, de la mère ?

Evènements marquants entre 18 mois et 3 ans ?

Concluez vous que c’est Ok d’être indépendant et de penser par vous-même ?

En Apsyse, temper tantrum, EG, MG, GC, MD, non cou, tordre chiffon, taper fesses, non frapper poings, non coup de pied, TB (contrôle), « non pas toi, pas maintenant, pas ici, pas comme ça, je mérite mieux», tirer la langue

ETAPE 4 : LE POUVOIR D’IDENTIFICATION

Etape qui se présente de 3 à 6 ans, ou après avoir franchi l’étape 2 (instauré de nouvelles limites pour penser et affirmé son indépendance), ou quand nous cherchons à vivre des relations nouvelles avec notre famille, amis, culture, travail, ou quand nous avons un rôle nouveau, ou apprenons une nouvelle technique, ou vivons un changement d’identité, ou quand nous nous occupons d’enfants d’âge préscolaire, ou aux âges multiples de 4 et 5, à 15 ans et tous les 7 ans à partir de là.

La tâche de développement est de savoir qui on est, de créer notre identité en essayant de savoir qui nous sommes maintenant par rapport à qui j’ai été jusque là. On peut se mettre à imaginer qui nous sommes et ce que nous allons devenir, à admirer/s’identifier à un personnage mythique ou une vedette ou un animal, on peut tenter des changements de style, de comportements, pour voir ce que cela provoque, on se passionne pour les relations sociales en essayant de trouver sa place et son influence, on cherche à déterminer ce que signifie être un garçon/ homme ou une fille/ femme, et à quel sexe nous appartenons. C’est l’étape des pourquoi. On a besoin de définir sa propre réalité et son système de valeurs. L’identification sexuée sera influencée par notre culture et nos modèles parentaux et ceci depuis l’étape 1,2 et 3. Ces conclusions et décisions que nous prenons, enfant, ont une fonction sociale extérieure et personnelle intérieure, comme un centre de communication qui nous sert en dedans à traiter nos besoins, nos sentiments, nos comportements et nos pensées. Ces décisions sur notre identité, bien qu’oubliées depuis longtemps, continuent d’influencer notre existence. Ex : vouloir être traité ou être comme untel, ou être un garçon quand on est une fille, etc.

Développer son pouvoir d’identification se fait en  découvrant qui je suis, ce que signifie d’être un homme/une femme, vérifier ce qu’est la réalité à travers la conséquence de nos actes (tomber malade pour avoir mangé trop de sucreries, prendre ce qui ne m’appartient pas), exercer notre pouvoir dans les relations ( créer des désaccords, prendre parti), voir ce qui arriverait si … (raconter des mensonges) ,distinguer l’imaginaire du réel, apprendre à organiser et à modifier notre réalité interne. L’identité sert de lien entre ce que je ressens et ce que je pense. Se rappeler que je ne suis pas mauvais.

-        Tester son pouvoir en toute sécurité avec des pairs, donc en dehors de la famille. S’intéresser aux parties génitales, partager des expériences sexuelles avec des amis. Trouver des personnes qui nous soutiennent et nous acceptent dans notre étape, surtout si nous avons peur de nos impulsions.

-        Apprendre à connaitre ses démons et les exorciser : trouver des situations précises qui montrent les moyens que nous utilisons pour nier les autres ou soi-même, trouver quel les solutions pour ne pas reproduire ces situations, indiquer l’âge que l’on pense avoir, de quelle autre façon pouvons nous protéger l’enfant en nous, repérer des personnes réelles ou autres qui auraient les mêmes traits négatifs que nous, remplacer ces négations par les affirmations positives , trouver des personnes qui ont ces qualités et comment faire pour les intégrer dans sa propre identité.

-        -abandonner sa vieille identité : ceci crée des bouleversements internes qui donnent l’impression d’être morcelé, des variations de l’énergie, le sentiment d’être dingue ou malade

-        Se comprendre pour ne pas rester une victime, accepter et laisser passer la fatigue, se faire soutenir et prendre dans les bras ou massé, boire pour éliminer les déchets, manger selon son besoin, ne pas s’inquiéter de cet état temporaire

-        Soutenir l’autre dans cette étape de « tester son pouvoir « : en ne focalisant pas sur ses comportements pour ne pas les renforcer, en le laissant vivre ses problèmes et rester en dehors en ne se sentant pas visé ou agressé, ne pas se sentir victime, entrer en communication directe pour régler les problèmes de la relation.

Affirmations

C’est Ok d’avoir ta propre opinion sur le monde, d’être ce que tu es et de tester ton pouvoir.

-        Tu peux être puissant tout en ayant des besoins

-        Tu n’es pas obligé d’être malade, triste, effrayé ou fâché pour qu’on s’occupe de toi

-        C’est ok que tu cherches à savoir qui tu es et c’est important de le découvrir

-        C’est Ok d’imaginer des choses sans avoir peur qu’elles deviennent réelles

-        C’est Ok de découvrir les conséquences de ton comportement

Symptômes normaux

Se demander qui je suis, poser beaucoup de pourquoi, se soucier du pouvoir, s’intéresser à la différence des sexes, avoir des cauchemars, éprouver des frayeurs soudaines inexplicables, envie de raconter des mensonges ou de chaparder pour voir ce qui va advenir, tester son pouvoir dans les relations sociales, chercher à connaitre les conséquences de ses actes, décider de « qui suis-je ? »

On rêve qu’on doit surmonter des difficultés épouvantables pour se mettre à l’abri du danger.

Déviations

-        Dans « dépêche-toi de grandir », nous transformons la peur en colère et le besoin d’être pris en charge en besoins sexuels ( pour éviter la peur); la vigilance augmente, nous devenons rigide dans notre identité, nous nous croyons sans besoin de dépendance et préférons que l’autre se tienne à distance, nous évitons de ressentir en nous réfugiant dans l’intellect et ceci aboutit à ne pas être capable de nous occuper de nos besoins, nous blessons les autres, continuons à être autoritaire et omnipotent. Nous ne posons pas de pourquoi et agissons comme si nous savions pourquoi.

-        Dans « reste petit », nous transformons la colère en peur et confondons nos attirances sexuelles en besoin d’être pris en charge ; la vigilance diminue ; nous pensons que nous sommes trop effrayés pour pouvoir penser ; nous pensons que grandir est dangereux et équivaut à perdre le contact avec l’autre, nous usons de ruses pour extorquer l’attention de l’autre, au lieu d’agir selon nos ressentis, nous nous sentons étouffés par l’autre, si nous avons été confiné entre les barreaux d’un parc ou dans une relation étouffante ou des règles de conduite étriquées. Nous avons peur car pas eu d’aide parentale, mais la peur est diffuse et ne pouvons pas dire de quoi nous avons peur.

Si nous avons joué un rôle inadéquat dans la famille, ex : toujours quémander pour attirer l’attention sur soi et détourner l’attention des parents de leurs propres problèmes, nous avons restreint notre moi potentiel.

Les jeux de sabotage de l’étape 4

Ils visent à justifier notre comportement au lieu de développer notre pouvoir d’identification.

-        « Le mien est plus gros que le tien «, à 4 ans, pour vérifier de quel sexe on est ou pour masquer un sentiment d’infériorité

-        « battez vous » = provoquer la dispute entre deux personnes et venir les aider à se réconcilier

-        Le chahut pour éviter l’intimité sexuelle dans les familles où l’inceste est tabou ; bagarre, porte claquée

-        Le viol, en laissant croire à quelqu’un qu’on va lui donner quelque chose (tendresse, glace, sexe, cadeau) et changer tout à coup d’attitude en laissant l’autre déçu, humilié.

-        « décampe » : on séduit et on abandonne

-        On fait quelque chose de défendu et on se laisse prendre pour attirer l’attention sur soi

-        S’allier contre un troisième, ce qui revient à séduire et abandonner

Le langage corporel et les symptômes comportementaux

Si l’on s’est créé une identité qui nous prive de tendresse, on peut générer des problèmes de cœur/poitrine (centre de l’allaitement, de l’amour et de la vie) et circulatoires : trouble de la pression sanguine, maux de tête, douleurs dans la poitrine, palpitations.

Troubles hormonaux et du métabolisme basal (transformation de la nourriture en énergie).

L’ambivalence : hésitation constante

Décalage entre ce que je ressens et ce que je pense.

Les mots de l’étape 4

« Ne sois pas sensé », « loyal », « puissant », « aimant », « ronge-toi le cœur », « je ne sais pas qui je suis », « mais qu’arriverait-il si… », « Mais ce n’est pas moi », « je me sens impuissant »

Le questionnaire

Imaginez que vous avez entre 3 et 6 ans. Vous voulez découvrir ce qui arriverait si…, vous voulez savoir « pourquoi », vous adorez tester votre pouvoir, quelle est la réaction de votre mère ? De votre père ?

Quels évènements marquants entre 3 et 6 ans ?

A quelles conclusions aboutissez vous concernant votre pouvoir ?

En Apsyse, « MOI», « JE «, BT, O/F mains, CRD, CRV

 

ETAPE 5 : LE POUVOIR DE REUSSIR

Etape qui se présente entre 6 et 12 ans, ou après avoir modifié nos décisions concernant notre identité, ou quand nous apprenons une nouvelle façon de faire, ou quand nous élevons un enfant de 6 à 12 ans, ou tous les 7 ans à partir de la période de 6 à 12 ans

La tâche de développement est d’actualiser ses valeurs et ses compétences propres, en raisonnant, en faisant référence à des personnes extérieures à celles que l’on connait déjà, en organisant sa vie, en se questionnant et questionnant les autres, en partageant ses valeurs, en agissant, en se comparant, en demandant conseil mais en faisant les choses par soi-même, en affrontant les autorités qui nous gouvernent. Nous cherchons de nouveaux rôles sociaux. Nous apprenons à devenir autonomes et efficaces dans nos actions et nos pensées, à pouvoir dire « je peux le faire », nous créons nos structures ou nos modèles (adéquates si elles respectent besoin et sentiment), comme « réfléchis », « travaille dur », « prends ton temps », »mange de cette façon », en passant par un stade temporaire d’exclusion des structures des autres. D’où les sobriquets à 8 ans, traiter quelqu’un de … s’il ne se comporte pas de telle façon dans telle situation. Le développement de ces aptitudes permet d’assurer notre survie par la mise en place d’automatismes. Tout cela dépend des conclusions aux quelles nous avons abouties dans les étapes précédentes en fonction du vécu que nous avons eu. Nous apprenons à apprendre « comment faire ». Pour cela nous avons besoin de codes moraux et sociaux et c’est quelques fois au détriment de nos vrais besoins. Cela concerne aussi le comment on fait pour être un garçon/une fille, comment se fait la sexualité. D’où la phase nécessaire d’homosexualité qui précède celle d’hétérosexualité. Selon les stéréotypes culturels, les garçons apprennent à gagner leur bifteck, à dominer, à être agressifs, les filles à cuire le bifteck, à être soumises et passives. Conditionnement familial et social/rôle sexuel. Les « comment faut-il … ? » de cette étape créent les catégories, valeurs, morales, qui peuvent amener au racisme, sexisme, etc.… et qui peuvent nous éloigner de nous même.

Cette étape peut s’accompagner de peur de réussir, comme si on allait mourir en activant ses propres structures.

Créer des amitiés fidèles avec des pairs est indispensable. Evaluer ses besoins sociaux et ses besoins d’être seul, organiser sa vie en fonction de ça, sélectionner ses relations, équilibrer ses relations dans le donner/recevoir.

Apprendre des garçons comment fonctionne un garçon quand on est enfant, modifier les rôles sexuels quand on est adulte

Développer son pouvoir de réussir se fait en :

-        Essayant différentes façons de faire les choses, en s’organisant, en se demandant « qu’est-ce qui est important pour moi «, pourquoi avoir choisi cette façon de vivre ?

-        En développant nos aptitudes physiques, émotionnelles, intellectuelles et sociales : apprendre à être un garçon/une fille, nouer des amitiés avec des pairs, se défaire des stéréotypes culturels

-        En discutant, contestant et exprimant notre désaccord, en s’affirmant, en utilisant l’exclusion temporairement

-        En refusant les méthodes d’autrui jusqu’à trouver les siennes propres

-        En apprenant des nouvelles morales, manières, valeurs

-        En commettant des erreurs pour apprendre

-        Jouer à se déguiser et endosser des rôles sociaux différents dans un groupe.

Quand l’étape 5 se représente, nous pouvons retraverser rapidement les 4 étapes précédentes.

Affirmations

C’est OK pour toi d’apprendre à faire les choses à ta façon, d’avoir tes propres principes moraux et tes méthodes

-        Tu peux penser avant d’agir

-        Fais confiance à tes sentiments pour te guider

-        Tu peux agir comme tu l’entends

-        C’est Ok de n’être pas d’accord

Symptômes normaux

Se préoccuper de comment faire les choses, s’intéresser aux systèmes de valeur et principes moraux des autres, remettre en question la façon d’agir des autres, vouloir faire les choses à sa façon sans imiter quelqu’un d’autre, devenir prosaïque et raisonneur, discuter et contester la morale et les méthodes des autres.

Déviations

-        Dans « dépêche-toi de grandir », nous nous comportons comme un adulte compétent, en cachant nos sentiments de peur, nous sommes super organisés, avisés et rigides.

-        Dans « reste petit », nous nous comportons comme un enfant incapable et nous cachons ce que nous pensons, nous manquons d’organisation, de discernement, nous sommes mous.

Les jeux de sabotage de l’étape 5

Si nous jouons au grand, nous allons donner notre opinion, argumenter, moraliser en évitant la relation intime avec l’autre, notre système de valeurs va nous servir à mettre l’autre à distance.

Si nous restons petits, en jouant « je suis incapable et faible », nous allons éviter l’étape 5, en continuant à adopter les valeurs et méthodes d’autrui au lieu de créer les nôtres, à valoriser leurs talents au lieu développer les nôtres et à essayer de faire faire aux autres à notre place pour les garder près de nous. Nous renonçons à notre opinion personnelle, nous nous disons : ne pense pas à ta colère.

Dans les deux situations, cela génère de la frustration car on n’agit jamais selon soi-même et on ne peut pas développer ses aptitudes.

-        Remplacer le besoin de contact par des biens matériels ou gadgets, entrer en compétition pour obtenir

-        Agir pour atteindre un objectif plutôt que le plaisir de faire, d’explorer

-        Se soumettre à l’autorité plutôt que chercher à être indépendant, se conformer aux normes sociales plutôt que satisfaire nos besoins

Quand nous nous lançons dans des méthodes et techniques qui contre- carrent nos besoins, c’’est comme si nous acceptions qu’à l’intérieur de nous, un juge autoritaire et critique nous accuse de n’être pas à la hauteur mais nous pousse à faire quand même de cette façon inappropriée pour nous.

-        Jeu de compétition pour savoir qui va avoir raison donc qui va en recevoir le bénéfice (l’attention ou l’argent), chez ceux qui, enfant, ont eu le sentiment d’avoir tort quand ils développaient une compétence

-        « C’est affreux », chez ceux qui n’ont jamais dépassé le stade de l’exclusion. Plus facile de ricaner des méthodes des autres plutôt que de chercher soi-même de meilleures méthodes

-        Trouver les défauts chez les autres, ce qui met les autres à l’écart, protège de la dépression et du sentiment d’être une victime

-        Parler des problèmes au lieu de les résoudre, ce qui évite la culpabilité. Style parent d’élèves

-        Prendre l’autre au piège en cherchant son erreur pour justifier notre propre échec

Le langage corporel et les symptômes comportementaux

-        Déformations de notre structure physique : lordose, cyphose, scoliose

-        Problème de coordination, de motricité

-        Sous/sur développement des muscles (au niveau du torse)

-        Contractures musculaires au niveau poitrine haute, dos, insertion du diaphragme (D12-L1)

-        Problèmes physiques en lien avec certaines valeurs (un homme= travail éreintant= dorsalgies ; blocage de la sueur car une dame ne doit pas suer ; excès de tissu graisseux quand on croit qu’il faut d’abord s’occuper des autres)

-        Blocage, répression ou contrôle de l’énergie corporelle, donc sexuelle car problème de structures

  1.  

Les mots de l’étape 5

- on semble obéir à : ne pense pas, agis, ne structure pas, n’exclue pas, ne discute pas, ne fais pas d’erreur

- on se répète souvent : Je ne sais pas comment, je ne peux pas le faire (à ma/ta façon), je ne suis/tu n’es/ il n’est pas OK, je suis/tu es /il est idiot, paresseux, stupide

Le questionnaire

-        Imaginez que vous avez entre 6 et 12 ans et que la vie est exactement ce qu’elle était pendant votre enfance. Vous avez besoin de faire des choses et de développer vos aptitudes. Vous discuter et contestez. Vous ergotez. Réaction de votre père ? De votre mère ?

-        Evènements marquants entre 6 et 12 ans ?

-        Quelles conclusions tirez-vous concernant votre pouvoir de réussir ?

En apsyse, Atakama, Non cou +bras +4 NON , MOI/JE/NON couché ou debout, propulsion oui !,    debout face à face « je suis là », BT, O/F mains, RFLx Vagal, respiration du nourrisson

 

ETAPE 6 : LE POUVOIR DE SE REGENERER

 

Etape qui se présente entre 13 et 18 ans, ou quand nous avons acquis de nouvelles compétences, ou quand nous quittons un travail/foyer/relation/groupe social/ville, ou quand des changements se produisent dans notre sexualité, ou à des intervalles de 7 ans après la période de 13 à 18 ans.

La tâche de développement est de renouveler l’espèce et nous même, en abandonnant des schémas d’existence anciens pour en créer de nouveaux, et ainsi, en faisant des enfants. D’où les rêveries, l’intérêt pour le monde intérieur, invisible ou à venir, une fascination pour le sexe. On apprend à exister dans son rêve. Même adulte, on peut se sentir perdu, abandonné, vierge et naïf / sexualité. On peut avoir besoin de stopper notre vie sexuelle, de changer de partenaire, d’assouvir de nouveaux désirs sexuels. A cette étape, on a tous les éléments de notre personnalité qui sont en principe en place, pas besoin d’en développer d’autres et c’est pour ça que c’est là l’occasion de revoir toutes nos étapes antérieures. Le pouvoir d’exister, à 13 ans, peut réapparaitre avec un fort besoin de dépendre, de contact physique et d’intimité qui peut faire craindre l’inceste, besoin de nous regarder dans la glace et de rêvasser plus que de réfléchir. Le pouvoir de faire, peut se remanifester par une satisfaction sensorielle exploratoire qui prend le pas sur la pensée. Le pouvoir de penser, vers 14 ans, va se remanifester par de la colère, de l’opposition et une apparence sale et débraillée. Le pouvoir d’identification, vers 15 ans, se remanifeste de façon courte mais intense avec réactivation des problèmes d’identité traversés à 4 ans, avec la question du « qui suis- je ? », de la découverte sexuelle, avec des passages de la peur à la provocation puis à l’exaspération. Le pouvoir de réussir, vers 16 ans, se manifeste par la remise en question de nos parents, professeurs et maitres à penser pour nous affirmer comme adulte, nous revoyons notre passé (espoirs et déceptions) et entrevoyons notre avenir. Influence des modèles socioculturels sur la sexualité selon fille/garçon.

Développer son pouvoir de se régénérer en :

-        Dépassant la relation que nous avons avec nos parents ou personnes de soutien

-        Développant notre propre philosophie

-        Vivant et nous développant comme quelqu’un ayant une sexualité réelle : à tout âge,

-        Intégrant les besoins de chacune des étapes antérieures dans sa sexualité

-        Nous faisant notre place parmi les adultes

L’étape 1 : être doté d’une sexualité , c’est : avoir des contacts physiques pour se stabiliser dans ses changements physiques et hormonaux( douleurs de croissance, acné, prise de poids), apprendre à donner et recevoir du plaisir corporel (effet curatif), soigner son apparence sans culpabilité, s’autoriser à se sentir sexy sans être obligé de passer à l’acte, vivre sa sexualité avec ses pairs, être clair sur son intention dans une relation (nourricière ou sexuelle), travailler sur les messages éducatifs reçus et ne pas confondre contact et sexualité

L’étape 2 : rassasier ses sens, découvrir le monde de la sexualité, changer de partenaires, explorer sans but et sans penser et demander protection à un ami/amant

L’étape 3, c’est réfléchir sur le sexe et la sexualité, s’informer, en parler

L’étape 4, c’est former sa nouvelle identité en ressentant son corps et en testant son pouvoir sexuel dans le réel

L’étape 5, c’est réussir sa vie sexuelle ; pour cela, reconsidérer les valeurs acquises, les messages que l’on a reçus selon que l’on est homme ou femme et qui peuvent appauvrir nos relations sexuelles, prendre en compte nos besoins plutôt que les normes. Se donner le droit de jouir de son corps.

Dire adieu à l’enfant que nous avons été, à certains amis, à l’innocence pour aller vers sa créativité d’adulte et se lancer vers l’inconnu de la vie, en conservant l’amour de ceux qui nous ont soutenus. S’honorer mutuellement.

Affirmations

C’est OK pour toi d’être doté d’une sexualité, de prendre place parmi les adultes et de réussir.

-        Tu peux vivre ta sexualité et continuer à avoir des besoins

-        Tu peux être responsable de tes besoins, sentiments et comportements

-        Tu peux être autonome

-        Tu es le bienvenu quand tu reviens à la maison

-        Mon amour t’accompagne

Symptômes normaux

Succomber à des accès de dépendance, à des envies d’explorer et d’être à part ; s’intéresser à la sexualité et aux individus « sexy », gêne/douleurs/picotements dans les organes sexuels, acné/ irruptions cutanées, changements brusques du corps, des hormones et de l’énergie, besoin d’unifier sa personnalité, créer son propre système de soutien indépendant et établir des relations sociales en tant qu’individu doté d’une sexualité. Transition enfant-adulte.

Déviations

-        Dans « dépêche-toi de grandir », nous utilisons les actes sexuels pour éviter et contrôler nos besoins de dépendance

-        Dans « reste petit », nous utilisons les comportements nourriciers pour éviter et contrôler les désirs sexuels

Les jeux de sabotage de l’étape 6

Les problèmes des étapes antérieures ressurgissent sur le plan sexuel de façon plus compliquées. Ex : le «  je n’en ai pas assez «  de soins nourriciers de l’étape 1 devient » je n’en ai pas assez » de relations sexuelles ; le « je ne peux pas me séparer de toi «  de l’étape 3 devient «  et par conséquent, je ne peux réaliser ma sexualité »

-        Chercher le contact sexuel au lieu de satisfaire son besoin de prise en charge

-        S’occuper des autres ou les amener à s’occuper de nous au lieu de satisfaire nos désirs sexuels

Quand nous laissons inachevées les tâches de développement de l’adolescence, elles ressurgissent à l’âge adulte sous forme de difficulté à définir la réalité, par un manque de philosophie personnelle sur la vie, l’absence de système de soutien en dehors de la famille, des difficultés de comportement sexuel. Nous ne sommes pas satisfaits de notre vie. Notre réussite dans le monde est liée à cette étape et à notre possibilité de nous détacher de nos parents.

 

Le langage corporel et les symptômes comportementaux

Eruptions cutanées, douleurs dans les jambes, gêne dans les organes sexuels secondaires, manque de libido, impuissance, éjaculation précoce, absence d’orgasme, fumer à la place du sexe, se mettre en retrait de la vie sociale, avoir des TOC

Les mots de l’étape 5

N’essaie pas, ne grandis pas, ne réussis pas, n’aie pas de vie sexuelle

Le questionnaire

-        Vous êtes à l’adolescence, assez grand pour être à peu près indépendant mais pas encore adulte, encore besoin de soutien et de protection, d’amour et de contact avec vos parents. Réaction de votre mère ?de votre père ? Evènements marquants pendant l’adolescence ? Quelles conclusions sur le fait de devenir un être sexuel et responsable ?

-        Vous avez entre 16 et 18 ans, vous vous détachez de vos parents et souhaitez avoir avec eux une relation de personnes adultes. Vous avez votre vision du monde opposée à la leur. Vous voulez décider de votre vie selon vos valeurs. Réactions de vos parents ? quelles conclusions / au fait de se séparer et de finir sa croissance ?

  1. proposés :

-        faire une colonne avec la liste de ses peurs et en face une colonne avec ce qu’il en est réellement

-        Se masturber, s’occuper de soi

-        Chercher du soutien auprès d’une autre personne du même sexe, s’informer sur la sexualité

-        Se détendre avec l’autre, découvrir son corps, éprouver du plaisir avec ou sans orgasme

-        Dire adieu à l’enfant que nous avons été, aux amis qu’on a eus et qui sont partis dans d’autres directions, mourir à l’innocence

En Apsyse,  Epaule tomb Ah !, méduse, queue, taper fesses , rameur , méduse sexe/ inspir , poisson , lallation,

 

ETAPE 7 : POUVOIR DE TRANSMUTATION

 

Etape qui se présente à partir de 19 ans.

Le besoin est de poursuivre sa croissance et de recommencer de nouveaux cycles. Passage de transition plus ou moins long et difficile. La croissance est continue et se fait selon le plan fixé idéalement par la nature pour nous permettre de devenir adulte. Toutes les étapes de développement se représentent et nous amènent à vivre de plus en plus en paix et simplement, si nous agissons selon nos besoins. C’est le temps des décisions et de l’action pour se réaliser en tant qu’adulte. Notre septième pouvoir est celui d‘utiliser les 6 autres pour concrétiser nos rêves.

Développer son pouvoir de transmutation :

-        Réviser et réaliser son plan de vie, en finir avec son passé, brosser un nouveau tableau de vie

-        Travailler sur nos propres étapes de croissance et résoudre ses problèmes de croissance

-        Etablir et maintenir des relations de soutien, prendre un modèle, se faire aider et établir un contrat de protection avec la personne qui va nous aider à changer /résoudre nos problèmes, contrat de type parental, magistral ou thérapeutique

-        Choisir les bonnes situations pour croitre, résoudre ses problèmes en sortant de l’attitude victime/bourreau/sauveteur

-        Conserver notre philosophie de vie et intégrer nos nouvelles expériences de développement

-        Prendre des responsabilités

-        Revendiquer de nouveaux rôles selon les étapes

 

  1. :         c’est OK pour toi d’être ici

-        On peut encore s’occuper de toi

-        C’est Ok pour toi de parcourir le monde, d’explorer et de nourrir tes sens

-        C’est Ok pour toi de tester, de provoquer, de découvrir des limites, de dire « non » et de devenir indépendant

-        C’est Ok pour toi d’avoir tes opinions, d’être qui tu es et de tester ton pouvoir

-        C’est Ok pour toi d’apprendre à faire les choses à ta façon, d’avoir ta propre morale et tes méthodes

-        C’est Ok pour toi d’être doté d’une sexualité, d’avoir ta place parmi les adultes et de réussir

Symptômes normaux

Avoir besoin d’encouragement pour décider que c’est OK d’être ici, devenir curieux, distrait, assoiffé de diversité, mettre des limites, explorer qui nous sommes, ce que nous pouvons faire, apprendre comment faire, discuter, modifier les priorités et les valeurs, avoir une vie sexuelle, créer des systèmes de soutien nouveaux et indépendants, vivre plus d’une étape à la fois

Déviations

-        Dans dépêche-toi de grandir, on se sent pressé d’agir alors qu’on n’est pas prêt, on abandonne notre pouvoir à d’autres qui ont sur nous une pression et nous échouons.

-        Dans « reste petit », nous sommes trop distrait pour mener au bout nos tâches, nous nous révoltons au lieu d’élaborer des plans, nous hésitons à assumer des rôles nouveaux, ensuite nous échouons.

Les jeux de sabotage de l’étape 7

On se sabote si on ne réalise pas cette étape et si on ne se soucie pas des tâches mal développées des 6 étapes précédentes. Alors on reste bloqué à un stade du cycle et on n’avance plus. Même en changeant l’aspect extérieur de notre vie, nous retrouvons les mêmes vieux problèmes ou schémas d’autodestruction. Nous rentrons dans un enfermement émotionnel. Si nous refusons de marcher, nous ne connaitrons jamais la joie de courir.

-        Se dépêcher de grandir pour fuir la dépendance. Apprendre à se détendre

-        Rester petit et se soumettre aux autres au lieu de satisfaire ses besoins. Accepter de grandir

Le langage du corps

Des symptômes physiques temporaires comme signaux ou, si nous nous sabotons, une aggravation de ces symptômes non reconnus, pouvant évoluer en maladie.

Questionnaire

Quelle était votre histoire ou votre conte de fée préféré quand vous étiez enfant ?

Vous êtes ici : Accueil Nouvel Article